Le bruit constant qui hante vos nuits : pourquoi la circulation est en cause
Imaginez un sifflement, un bourdonnement ou un grésillement qui ne s'arrête jamais. Pour des millions de personnes, c'est la réalité des acouphènes chroniques. Le cerveau, privé d'un signal clair en provenance de la cochlée, compense en créant une activité neuronale fantôme. Mais pourquoi les cellules ciliées de l'oreille interne envoient-elles des signaux erronés ?
La réponse se trouve dans leur approvisionnement en sang. La cochlée est l'un des organes les plus métaboliquement actifs du corps humain. Pour fonctionner, elle dépend d'un réseau capillaire dense, appelé strie vasculaire, qui régule la composition ionique de l'endolymphe. Lorsque ce flux sanguin diminue – à cause du vieillissement, de l'hypertension, du diabète ou du stress oxydatif – les cellules ciliées souffrent. Elles libèrent alors un excès de glutamate, un neurotransmetteur excitateur, provoquant une excitotoxicité et une hyperactivité dans le cortex auditif. Le résultat ? Un acouphène persistant qui empoisonne le quotidien.